La semaine de l'économie d'énergie a commencé dans tout le pays. A Beijing, les autorités ont lancé une campagne pour subventionner l'achat de presque 2 millions d'ampoules qui consomment peu d'électricité. Le gouvernement central déboursera ainsi 50% du prix au détail de telles ampoules, et le gouvernement municipal de Beijing déboursera 40% de cette somme plus tard.

C'est une économie énorme pour les consommateurs de Beijing, qui n'auront à payer qu'un yuan au lieu des 10 qu'ils doivent débourser lorsqu'ils achètent des ampoules dans des centres de bien-être social, des universités, des supermarchés ou des centres commerciaux. Les autorités locales espèrent que presque 5 millions d'ampoules qui consomment peu d'électricité seront utilisées dans la capitale d'ici 2010. Cette prédiction n'est pas irréaliste. Les chiffres officiels montrent que la promotion active des 3 dernières années a porté le nombre d'ampoules de ce type à 1,8 million seulement à Beijing. Cela constitue une réduction totale de la quantité d'électricité utilisée d'environ 40 millions de kilowatts, permettant ainsi d'économiser presque 28 millions de yuan.

Source : CCTV

L’AMF a donné aujourd’hui son autorisation pour la fusion entre GDF et Suez ainsi que l’entrée en bourse de Suez Environnement. Il ne reste ainsi que le vote des actionnaires des deux groupes pour finaliser l’opération.

 

L’AMF est favorable à la naissance de GDF Suez et a accordé aujourd’hui son visa (08-126) pour la fusion des deux groupes et l’entrée en bourse de Suez Environnement, la filiale de traitements d’eau et de déchets.

La fusion sur la bonne voie

«L’ensemble des étapes préalables au vote de la fusion par les actionnaires des deux sociétés ont désormais été franchies. Gaz de France et SUEZ sont aujourd’hui prêts pour soumettre à leurs actionnaires leur projet de fusion qui donnera naissance à un leader mondial de l’énergie» déclarent les deux groupes dans un communiqué commun.

Evoquée dès février 2006, la fusion a en effet connu de nombreuses péripéties, notamment après de difficiles négociations entre Bruxelles et l’Elysée. La dernière version de la fusion, présentée en septembre, prévoit une parité d’échange de 22 actions Suez pour 21 actions GDF, associée à la mise en bourse de 65% du capital de Suez Environnement.

Dans le cadre de l’entrée en bourse de cette dernière, les actionnaires de Suez recevront une action de la filiale pour 4 actions du groupe. Suez Environnement a en outre présenté ses objectifs financiers pour 2008, soit un résultat brut d'exploitation (Ebitda) compris entre 2,10 et 2,15 milliards d'euros et une croissance organique annuelle moyenne de son chiffre d'affaires supérieure à 5% (dont 2% dans des acquisitions industrielles de proximité) pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros en 2007.

La cotation est prévue le 22 juillet. Son capital sera détenu par GDF Suez à hauteur de 35%, par les actionnaires de Suez à 12% dans le cadre d’un pacte d’actionnaires de 5 ans et par les salariés pour 2%. 51% du capital sera mis sur le marché. Son conseil d'administration sera composé de 18 membres dont 9 membres présentés par GDF Suez, 5 par les grands actionnaires de Suez, et 4 administrateurs indépendants.

Les assemblées générales mixtes des deux groupes, durant lesquelles les actionnaires devront voter la fusion, se réuniront le 16 juillet. Le nouveau groupe sera coté en même temps que Suez Environnement, soit le 22 juillet.

Source : Easy Bourse

Selon les Echos, les actionnaires de BE resteraient sceptiques quant à l'offre de l'électricien français. Mais le gouvernement anglais lui aurait apporté son soutien.

 

Alors qu'EDF reste le seul candidat en lice dans la course au rachat de son rival anglais, il serait, selon Les Echos, soutenu par le gouvernement britannique. Une source proche du dossier aurait indiqué au journal le gouvernement britannique était «favorable à une vente rapide de British Energy pour pouvoir enclencher au plus vite la relance du nucléaire. Il préfère cela au statu quo».

 

D'après les Echos, de vives discussions se sont enclenchées entre les pouvoirs publics britanniques et EDF, afin de négocier les fondements d'un possible accord concernant les sites qui accueilleront des nouvelles centrales. En effet, le gouvernement souhaite éviter que le prochain propriétaire de BE constitue un « monopole sur l'atome britannique ». Par conséquent, selon les mêmes sources, il compterait créer un éventail de sites qui pourraient intéresser par la suite un second opérateur, tels qu'E.ON, RWE ou Iberdrola. Ainsi, EDF accepterait de céder certains sites de BE, s'il en devenait acquéreur. Le groupe français a l'ambition de construire quatre EPR, et notamment sur les sites de Sizewell et Hinkley.

 

Cependant, certains actionnaires du groupe britannique, tel qu'Invesco, ne partagent pas l'avis du gouvernement. En effet, ces derniers souhaiteraient valoriser leur participation. L'envolée des prix de l'énergie les pousse à vouloir voir le groupe français offrir une nouvelle prime pour le dossier. Toutefois, EDF maintient sa position et ne souhaite pas rehausser son offre. Si les deux parties n'arrivent pas à un accord, le dossier pourrait ne pas aboutir.

Source : Le Figaro

Les chercheurs de l'Institut Fraunhofer de techniques de mesures physique (IPM) élaborent actuellement un générateur thermoélectrique permettant de convertir la chaleur d'échappement des voitures en électricité. Ce module pourrait servir de source d'alimentation pour les systèmes électroniques à bord des véhicules. Par conséquent, le système permettrait une réduction de la consommation de carburant, et donc a fortiori une diminution des émissions de CO2 des véhicules automobiles. En effet, deux tiers du carburant seraient perdus sous forme de chaleur lors du fonctionnement de l'automobile: environ 30% dans le groupement moteur et 30% à 35% dans les gaz d'échappement.

Les générateurs thermoélectriques transforment la chaleur en énergie électrique en se servant du gradient de température: plus la différence de température est grande, plus ces générateurs produisent de l'électricité. Pour atteindre leur objectif, les chercheurs de l'IPM développent des matériaux thermoélectriques, des modules et des systèmes adaptés à l'automobile. "Dans la tuyère d'échappement, les températures atteignent jusqu'à 700°C et plus", raconte Dr. Harald Böttner, directeur du département systèmes thermoélectriques, d'où un gradient de température entre la tuyère d'échappement et le circuit du liquide de refroidissement de plusieurs centaines de degrés Celsius. "Le transformateur thermoélectrique exploite ce grand écart", continue-t-il. Entraînés par le flux de chaleur créé entre les gaz d'échappement chauds et le circuit de refroidissement, les porteurs de charge traversent plusieurs semi-conducteurs spéciaux générant un courant électrique. A long terme, ce générateur pourrait rendre superflu le rôle de l'alternateur et alimenter directement les récepteurs électriques dans la voiture, dont le nombre croît constamment. Ainsi, "la consommation de carburant pourrait diminuer de 5% à 7%", détaille Dr. Böttner.
Cette technologie pourrait s'avérer fort utile: environ 50 millions de véhicules automobiles circulent en Allemagne, à raison de 200 heures par an chacun. Si l'on pouvait utiliser la chaleur émise pendant ce temps pour alimenter toute l'électronique de bord avec une puissance d'un kilowatt, cela permettrait d'économiser 10 terawattheure chaque année.
Les chercheurs sont encore en phase d'essais mais un premier prototype devrait voir le jour d'ici peu.
Source: BE Allemagne numéro 389 (11/06/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54991.htm

Poweo a annoncé avoir entamé les démarches pour construire une centrale au gaz à Toul. Le site de Toul se situe en Meurthe-et-Moselle sur le pôle industriel de Toul-Europe. La centrale au gaz de Poweo aura une capacité de production estimée supérieure à 400 MW.
POWEO, par l’intermédiaire de son PDG, Charles Beigbeder, a annoncé qu’il a retenu pour la construction d’une centrale à gaz le site de Toul en Meurthe-et-Moselle.
L’entreprise espère obtenir le permis de construire avant la fin de l’année 2008 : « On a déposé le permis de construire et l'autorisation d'exploiter il y a quelques semaines ».

Source : Actualité News Environnement

L'électricien français envisagerait de proposer plus de 700 pence par action contre 680 pence actuellement rapporte ce vendredi le Financial Times. L'action EDF a reculé fortement ce vendredi.
EDF pourrait relever son offre de 11 milliards de livres sur British Energy (BE) si elle était recommandée rapidement par le groupe britannique, annonce ce vendredi le site web du Financial Times (FT).
Pour le moment, EDF a offert pour 680 pence par action British Energy, dont l'Etat britannique détient 35%. Selon le FT, le groupe français pourrait aller à plus de 700 pence s'il est sûr que son offre soit approuvée par le conseil d'administration de British Energy.
Le journal britannique, qui cite une source proche du dossier, indique qu'EDF a signalé son intention de retirer son offre s'il ne parvient pas à un accord d'ici la fin du mois. "Ou cela se fait rapidement ou il n'y aura pas d'opération" révèle le FT.
British Energy a indiqué lundi que les offres qui lui avaient été présentées jusqu'ici étaient insuffisantes et que pour l'intéresser, l'offre devrait être supérieure à 735 pence par action, correspondant à une valorisation de 11,78 milliards de livres, pour qu'un accord soit conclu.
Or selon le FT, EDF estime que le seuil de 735 pence est trop élevé compte tenu de l'investissement et des risques opérationnels relatifs à la rénovation des centrales nucléaires de British Energy.
En Bourse, EDF a reculé encore ce vendredi de 5,23% à 61,60 euros après avoir perdu plus de 5% jeudi, les opérateurs de marché craignant déjà un relèvement de l'offre du groupe français. De son côté, le titre British Energy avait clôturé à 737 pence.

Source : La Tribune

EDF Energies Nouvelles augmente sa participation à 90% dans Fotosolar (au lieu de 50%).
Il s'agit d'une société espagnole spécialisée dans le solaire. Cette montée en puissance dans le capital permet a EDF Energies Nouvelles de sa développer activement dans la filière photovoltaïque.
Fotosolar réalise le développement, la construction et la maintenance de centrales photovoltaïques au sol et en toitures. La société a réalisé plusieurs centrales en Espagne.
L'entrée au capital de Fotosolar date de 2006 avec une participation initiale de 45,5%.

Source : Cercle Finance

Electrabel, groupe Suez acquiert 100% de la société Great et renforce ainsi son parc de production renouvelable
Electrabel, la filiale de Suez a signé le 11 avril 2008 le protocole d'acquisition de 100% des parts de Great (General Renewable Energy and Technics), société spécialisée dans le développement éolien. En concluant cette acquisition, Electrabel réaffirme l'engagement du groupe Suez dans la promotion des sources d'énergie renouvelables.
Great dispose d'un parc de 8 éoliennes d'une puissance totale de 10,4 MW à Fitou, dans le département de l'Aude. La société détient également, au travers sa filiale Alize Energie, un portefeuil le de projets éoliens de 615 MW de capacités de production à l'étude et/ou en développement.
L'acquisition de Great s'inscrit dans la démarche volontariste de la société, qui entend disposer de 18% de capacité de production d'origine renouvelable en Europe à partir de 2009 (éolien, biomasse, hydraulique, solaire).

Source : Le Revenu

Vrai ! Sur les dix dernières années, le prix de l'électricité en Europe a toujours été moins élevé sur les marchés non régulés que sur les marchés régulés. Les nouveaux acteurs cherchent en effet à séduire les consommateurs en jouant sur les prix. Au Royaume-Uni, les nouveaux entrants peuvent ainsi proposer des tarifs jusqu'à 15 % moins cher que les opérateurs historiques et détiennent déjà près de 50 % des parts de marché. En France, la concurrence ne va, hélas, pas assez loin, et nous prive de ses bienfaits. Les tarifs réglementés subsistent et bénéficient même plus aux entreprises qu'aux ménages. Une vraie concurrence entre fournisseurs permettrait pourtant, à terme, de faire baisser les prix, mais aussi d'accélérer la diffusion de technologies favorisant d'importantes économies d'énergie et de stimuler l'investissement dans de nouvelles capacités. Il faut donc rapidement supprimer les tarifs réglementés, au moins pour les entreprises (à court terme, la fin des tarifs subventionnés pourrait engendrer un surcoût correspondant à 0,4 point de leur chiffre d'affaires). On ouvrirait ainsi vraiment deux tiers de la consommation nationale à la concurrence. Pourquoi attendre ?

Source : Le Figaro Magazine

Le conseil des ministres européens se réunit, vendredi 6 juin, pour définir une orientation générale sur le marché intérieur de l'énergie. Longtemps réticente, la France ne peut plus reculer devant la création de ce marché. Elle peut même en devenir le moteur. Certes, les Français observent avec incrédulité l'ouverture du secteur de l'électricité à la concurrence.
Cette évolution leur paraît absurde : depuis toujours, à leurs yeux, l'électricité relève du monopole public et la geste des "trente glorieuses" est associée aux techniciens dévoués au service public, aux ingénieurs orchestrant les investissements nécessaires pour équiper le pays, au lancement visionnaire du programme nucléaire dans les années 1970. Pour l'immense majorité de la population et des élus, électricité rime avec gestion centralisée et planification à long terme. Il est donc temps de rappeler, chiffres à l'appui, pourquoi l'ouverture du marché de l'électricité est souhaitable.
La concurrence favorise l'investissement, et nous en avons, en Europe, désespérément besoin. Une partie non négligeable de notre capacité de production est vieillissante. La remplacer par des équipements moins polluants représente un effort d'investissement colossal, de l'ordre de 700 à 1 000 milliards d'euros sur les vingt ans à venir. Les opérateurs publics ne pourront en aucun cas le faire seuls. Or l'expérience internationale l'a montré : l'ouverture du marché de l'électricité pousse les opérateurs à investir lorsque la capacité est trop peu importante. Cela a par exemple été le cas au Royaume-Uni, où la déréglementation a donné lieu, en moins de dix ans, à une augmentation de 20 % de la capacité de production. Cette logique est à l'oeuvre en France, où, sur 14 gigawatts d'investissements planifiés à l'été 2007, 9 étaient portés par les nouveaux entrants. La concurrence dans le secteur de l'électricité sera donc le garant de notre sécurité d'approvisionnement.
RÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES
La concurrence favorise par ailleurs l'innovation, car les nouveaux entrants veulent battre l'opérateur historique sur son terrain, et partent de zéro. Pour eux, mettre en place et commercialiser un produit innovant est plus simple que pour les grandes structures en place : il n'y a pas de vieilles habitudes à changer, pas d'équipes à réorganiser, pas de contraintes salariales pour embaucher des collaborateurs talentueux. Et l'électricité est un secteur en attente de nombreuses révolutions technologiques : les réseaux et compteurs intelligents, le charbon "propre", le nucléaire de quatrième génération, la capture du CO2, etc. Ces innovations se développeront d'autant plus vite que la concurrence sera forte et font de l'électricité un secteur d'avenir dans lequel notre pays dispose, avec le nucléaire, d'un avantage comparatif important.
La concurrence est enfin le meilleur moyen de garantir, à moyen terme, des prix modérés. L'affirmation est assez controversée pour qu'on s'y attarde : rappelons que la concurrence ne fait pas baisser les prix de vente, mais l'écart entre prix de vente et coût de production. Si le coût du pétrole ou de l'uranium venait à augmenter davantage, la facture électrique ne pourrait que croître, concurrence ou non.
Mais la concurrence garantit que l'augmentation sera plus faible qu'en situation de monopole public. Il ne s'agit pas d'un acte de foi, mais d'un fait confirmé : au Royaume-Uni, faire jouer la concurrence a permis de réduire d'environ 15 % la facture électrique. De même, le marché scandinave, l'un des plus concurrentiels au monde (aucun opérateur ne sert plus de 30 % de la demande), est aussi l'un des plus compétitifs. Les prix sont bas... bien qu'ils y soient (ou plutôt parce qu'ils sont) fixés par le libre jeu de la concurrence !
Aujourd'hui, parce que les pouvoirs publics s'en méfient, la concurrence en France étouffe. Les tarifs de détail, imposés par Bercy, sont loin de refléter le rapport entre l'offre et la demande. La défense du statu quo tient en réalité de la tartufferie : les ménages ne bénéficient que très peu des tarifs réglementés. L'essentiel du "cadeau" de l'électricité peu chère est fait aux grosses et moyennes entreprises, qui consomment beaucoup à des tarifs très préférentiels, alors que la concurrence vise à réorienter ces avantages tarifaires vers les ménages. Il faut donc rompre avec l'immobilisme actuel, cette politique à courte vue qui limite l'innovation et l'investissement, et encourager la concurrence. La sécurité d'approvisionnement, la lutte contre le changement climatique ainsi que le pouvoir d'achat des ménages sont à ce prix.

Source : Le Monde

eZ Publish™ copyright © 1999-2009 eZ Systems AS