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Selon les Echos, les actionnaires de BE resteraient sceptiques quant à l'offre de l'électricien français. Mais le gouvernement anglais lui aurait apporté son soutien.

 

Alors qu'EDF reste le seul candidat en lice dans la course au rachat de son rival anglais, il serait, selon Les Echos, soutenu par le gouvernement britannique. Une source proche du dossier aurait indiqué au journal le gouvernement britannique était «favorable à une vente rapide de British Energy pour pouvoir enclencher au plus vite la relance du nucléaire. Il préfère cela au statu quo».

 

D'après les Echos, de vives discussions se sont enclenchées entre les pouvoirs publics britanniques et EDF, afin de négocier les fondements d'un possible accord concernant les sites qui accueilleront des nouvelles centrales. En effet, le gouvernement souhaite éviter que le prochain propriétaire de BE constitue un « monopole sur l'atome britannique ». Par conséquent, selon les mêmes sources, il compterait créer un éventail de sites qui pourraient intéresser par la suite un second opérateur, tels qu'E.ON, RWE ou Iberdrola. Ainsi, EDF accepterait de céder certains sites de BE, s'il en devenait acquéreur. Le groupe français a l'ambition de construire quatre EPR, et notamment sur les sites de Sizewell et Hinkley.

 

Cependant, certains actionnaires du groupe britannique, tel qu'Invesco, ne partagent pas l'avis du gouvernement. En effet, ces derniers souhaiteraient valoriser leur participation. L'envolée des prix de l'énergie les pousse à vouloir voir le groupe français offrir une nouvelle prime pour le dossier. Toutefois, EDF maintient sa position et ne souhaite pas rehausser son offre. Si les deux parties n'arrivent pas à un accord, le dossier pourrait ne pas aboutir.

Source : Le Figaro

L'électricien français envisagerait de proposer plus de 700 pence par action contre 680 pence actuellement rapporte ce vendredi le Financial Times. L'action EDF a reculé fortement ce vendredi.
EDF pourrait relever son offre de 11 milliards de livres sur British Energy (BE) si elle était recommandée rapidement par le groupe britannique, annonce ce vendredi le site web du Financial Times (FT).
Pour le moment, EDF a offert pour 680 pence par action British Energy, dont l'Etat britannique détient 35%. Selon le FT, le groupe français pourrait aller à plus de 700 pence s'il est sûr que son offre soit approuvée par le conseil d'administration de British Energy.
Le journal britannique, qui cite une source proche du dossier, indique qu'EDF a signalé son intention de retirer son offre s'il ne parvient pas à un accord d'ici la fin du mois. "Ou cela se fait rapidement ou il n'y aura pas d'opération" révèle le FT.
British Energy a indiqué lundi que les offres qui lui avaient été présentées jusqu'ici étaient insuffisantes et que pour l'intéresser, l'offre devrait être supérieure à 735 pence par action, correspondant à une valorisation de 11,78 milliards de livres, pour qu'un accord soit conclu.
Or selon le FT, EDF estime que le seuil de 735 pence est trop élevé compte tenu de l'investissement et des risques opérationnels relatifs à la rénovation des centrales nucléaires de British Energy.
En Bourse, EDF a reculé encore ce vendredi de 5,23% à 61,60 euros après avoir perdu plus de 5% jeudi, les opérateurs de marché craignant déjà un relèvement de l'offre du groupe français. De son côté, le titre British Energy avait clôturé à 737 pence.

Source : La Tribune

Dans un communiqué publié à la Bourse de Londres ce vendredi, le groupe français d'énergie répète - comme il l'avait déjà indiqué mardi - que "l'achèvement de la fusion avec Gaz de France reste sa priorité".
Le groupe français d'énergie Suez a annoncé vendredi matin dans un communiqué publié à Londres à l'attention des autorités boursières locales avoir cessé toute discussion pouvant aboutir à une offre pour le britannique British Energy (BE). Dans son communiqué, Suez répète - comme il l'avait déjà indiqué mardi lors de son assemblée générale - que "l'achèvement de la fusion avec Gaz de France reste sa priorité".
"En conséquence, annonce-t-il, Suez confirme que, parmi ses discussions au sujet du développement à venir du secteur nucléaire au Royaume-Uni, celles concernant une offre possible pour British Energy ont désormais cessé".
Suez reconnaît aussi que, "selon les règles en vigueur dans la City, la conséquence de cette déclaration est qu'il n'a plus le droit de reprendre de discussions relatives à une possible offre pour British Energy avant la conclusion de sa fusion avec Gaz de France".
Cette déclaration met ainsi fin - momentanément - à l'hypothèse d'un rapprochement entre le groupe britannique et Suez, lequel déclarait encore mardi qu'il "continuait à participer aux discussions avec les parties intéressées sur le développement futur du secteur de l'énergie nucléaire au Royaume-Uni, y compris les discussions à propos de British Energy".
Suez soulignait déjà cependant que l'achèvement de sa fusion restait sa priorité, et que toute décision ne pourrait être prise que par le conseil d'administration du nouveau groupe issu de la fusion. Suez ne précise pas le motif de ce nouveau communiqué, trois jours plus tard. Celui-ci peut néanmoins sembler dans la droite ligne des clarifications qu'exige généralement le régulateur des fusions britannique en cas d'atermoiements sine die dans une possible offre d'achat.
Le groupe British Energy, qui possède et exploite la plupart des centrales nucléaires du Royaume-Uni, et fait donc figure de proie alors que le gouvernement britannique veut relancer cette forme d'énergie, avait annoncé vendredi dernier avoir reçu plusieurs offres de rachat. Le français EDF, l'espagnol Iberdrola, l'allemand RWE et le britannique Centrica figureraient parmi les candidats à ce rachat, compliqué par le fait que le gouvernement britannique détient 35,2% du capital de BE.

Source : La Tribune

Le conseil de British Energy a fait savoir qu'il avait reçu plusieurs offres dont certaines valorisant le producteur nucléaire près de 11 milliards de livres. Le tandem RWE-Iberdrola chercherait à contester à EDF sa proie britannique.

Si EDF tient toujours la corde pour l'acquisition de British Energy, il n'est plus seul en course. L'opérateur nucléaire britannique a fait savoir vendredi qu'il avait reçu « une série de propositions de plusieurs parties désireuses de déposer une offre sur la totalité du groupe ». Et de préciser : « Ceci inclut des propositions à des prix supérieurs à la clôture de la Bourse de Londres du jeudi 15 mai », soit 680 pence par action. En tenant compte des droits du gouvernement britannique, convertibles en actions, cela signifie que certaines offres valorisent British Energy à près de 11 milliards de livres (13,8 milliards d'euros). « Le conseil d'administration insiste sur le fait que chacune de ces propositions nécessite d'être développée et que le processus dès lors est susceptible de durer plusieurs semaines », conclut le groupe, qui cherche à se vendre au plus offrant.

EDF avait été le seul à remettre une offre avant la date limite du 9 mai, qui avait été fixée par Rothschild, le conseil de British Energy. Mais deux autres candidatures se seraient manifestées depuis. Selon la presse britannique, un consortium réunissant l'allemand RWE et l'espagnol Iberdrola aurait fini par émerger. L'identité du troisième prétendant reste plus floue. Le « Times » croit savoir qu'il s'agit de Suez. Mais un porte-parole du groupe français a démenti avoir déposé une offre. En plein processus de fusion avec Gaz de France, Suez n'aurait aucune envie de se lancer dans une opération de croissance externe. En revanche, le propriétaire d'Electrabel est forcément impliqué, si ce n'est pour acheter British Energy, au moins pour viser des coopérations, afin de participer à la relance du nucléaire britannique. L'allemand E.ON apparaît également dans cette catégorie d'acteurs en embuscade.

Un dossier très flou

Autre groupe, enfin, suspecté d'avoir déposé une offre, le britannique Centrica. Le gazier britannique souffre de son insuffisante intégration verticale et rêve d'ajouter la corde nucléaire à son arc. Mais il n'a ni la puissance financière ni la compétence technique pour s'imposer. D'aucuns estiment que l'ex-British Gas, toutefois, a pu déposer une offre en titres.

Compte tenu du flou entretenu sur ce dossier, il y a fort à parier que les offres elles-mêmes sont d'une grande complexité, ne faisant pas ressortir un seul prix mais divers scénarios, articulés autour de conditions préalables. La prise en charge du parc vieillissant de centrales de British Energy représente un risque opérationnel élevé et les grands énergéticiens européens voudront s'assurer que le jeu en vaut vraiment la chandelle. En particulier, l'enjeu majeur pour les EDF et autres RWE reste l'accès aux sites possédés par British Energy. Le gouvernement britannique, partie prenante dans le dossier au travers de sa participation de 35 % dans l'opérateur et de son rôle de régulateur, a laissé entendre qu'il demanderait au futur repreneur de céder au moins deux des huit sites appartenant au groupe écossais. Les prétendants voudront s'assurer, par avance, de conserver leurs sites préférés, comme Sizewell et Hinkley pour EDF.

Les analystes financiers estiment qu'un « bon prix » de British Energy se situe entre 650 pence et 700 pence. Après l'annonce du groupe vendredi, le cours de British Energy a terminé la séance londonienne en forte hausse de 5,22 %, à 715,50 pence. Même si la perspective d'une bataille boursière autour de British Energy augmente, Lakis Athanasiou, chez Evolution, estime cette probabilité à seulement 20 %, contre 50 % pour une seule offre et 30 % pour le statu quo.

Source : Les Echos